Oleron (Cabuzel) L'île d'Oléron  
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Les poissons autour de l'île d'Oléron Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les rivages oléronnais sont très variés : depuis les rochers du nord de l'île, du sable fin dans le sud et le nord est jusqu'au plateau vaseux du sud est.

Nous allons nous intéresser aux poissons que vous pouvez trouver autour de l'île d'Oléron, en pêchant sur l'estran, depuis le rivage ou en visite sous-marine.

J'ai effectué un classement en fonction de la nature de la côte sur laquelle on les trouve le plus souvent.

Pour aller les voir sur place, n'oubliez pas de consulter les horaires des marées.

Les poissons de sable

J'ai classé dans cette catégorie tous les poissons qui vivent habituellement sur les rivages sablonneux. Pour la plupart, ils utilisent le mimétisme pour se confondre avec le sable et passer inaperçus.

Sole (Solea solea)

Solea soleaLa sole est le poisson plat qui se trouve en plus grand nombre sur les côtes sableuses de l'île d'Oléron.

Ce poisson s'enfonce dans le sable et il modifie alors sa couleur, ce qui le rend absolument invisible. Il faudra marcher dessus pour qu'il se sauve enfin !

Les professionnels la pêchent avec des filets, les anciens de l'île la pêchaient à la foène (sorte de fourche) à marée basse, à La Brée, comme on peut le voir sur la carte postale ancienne illustrant ce village.

Il a été pêché 740 tonnes de soles en 1994 au port de la Cotinière et 474 tonnes en 1995.

Il s'agit d'un poisson très fin, et je vous propose une recette typiquement charentaise pour la préparer.


Séteau (Microchirus boscanion)

Microchirus boscanionCe poisson, qui se nomme également 'microchire', ressemble à la sole, mais il n'atteint jamais plus de 12 ou 13 centimètres.

Comme il ne se conserve pas beaucoup lors de son transport, vous ne le trouverez que très rarement à l'intérieur des terres. Alors profitez d'une visite de l'île pour le déguster.


Plie (Pleuronectes platessa)

Pleuronectes platessaIl s'agit également d'un poisson très commun autour d'Oléron, sur les plages de sable ou sur les fonds vaseux. Il se nomme soit plie, soit carrelet, du fait de sa forme et "Pièsas" en patois.

Les points qu'il possède sur son dos, et qui le différencient des autres poissons plats, sont rouges ou jaunes. Il atteint couramment de 25 à 30 centimètres et mange des vers de sable et des petits crustacés.

Sa chair est moins fine que celle de la sole. Faites la cuire en papillote, après l'avoir badigeonnée de moutarde, salée et poivrée, et avoir posé dessus des rondelles d'oignons et des feuilles de laurier.


Turbot (Scophthalmus maximus)

Scophthalmus maximusSeuls les jeunes turbots s'approchent près des côtes. Les adultes sont un peu plus au large et il vous faudra un bateau si vous voulez les pêcher.

Ce poisson ne possède pas d'écailles et est très fin. Il s'agit sans doute de l'un des meilleurs poissons plats. Ce qui fait qu'il a intéressé très tôt l'aquaculture et que son prix est en train de chuter de ce fait.

Autour de l'île, il y a également un autre poisson qui ressemble beaucoup au turbot, il s'agit de la barbue (scophthalmus laevis). Elle se différencie du turbot par une forme plus ovale et un dos lisse, alors que le turbot a une forme se rapprochant plus du losange et un dos qui présente des tubercules.


Raie bouclée (Raja clavata)

Raja clavataVoici la raie la plus commune, qui est également délicieuse. Elle se trouve également sur les fonds sableux ou vaseux autour de l'île. Ce poisson vit dans des eaux relativement profondes, mais il lui arrive parfois de s'approcher de la côte. On la trouve en abondance chez les poissonniers.

Elle doit son nom aux "boucles" qu'elle porte sur son dos. Ces boucles sont en fait de petites pointes légèrement recourbées qui lui servent de défense rapprochée et qui sont un vestige d'écailles. C'est un poisson qui ne possède pas d'arêtes à proprement parler : son squelette est composé uniquement de cartilage.

Retournez une raie et regardez le "visage" souriant que vous avez devant vous. Etonnant, non !

Il existe une espèce très semblable que vous différencierez par l'absence des "boucles" sur sa peau, il s'agit de la raie douce (raja montagui).


Raie torpille (Torpedo marmorata)

Torpedo marmorataLa raie torpille abondait autour de l'île d'Oléron, on pouvait marcher dessus, et prendre une légère décharge, rien qu'en se promenant dans les parcs à huîtres de Boyardville.

Ce poisson ne compte comme défense que ses piles chargées d'électricité qu'il décharge sur les importuns. Il est très lent et ne se sauve pas vraiment devant le danger. Cette défense naturelle lui permet également de paralyser des petits poissons qu'il mange ensuite. Il peut atteindre un mètre de long et vit en solitaire. Lorsque sa couleur ne lui permet pas d'être bien dissimulé, il n'hésite pas à se recouvrir de sable ou de vase à l'aide de sa queue.

Ce poisson est attrapé régulièrement par les pêcheurs professionnels. Il est alors vendu sous le nom de "tremble", son nom en patois explicitant le phénomène observé lorsqu'on le touche.

Sa chair est assez quelconque, mais il possède un foie énorme pour sa taille. Il est délicieux si on le prépare au court bouillon, notez la recette qui le met en valeur.


 Raie pastenague (Dasyatis pastinaca)

Dasyatis pastinacaVoici une raie plus rare, et heureusement. Sa principale caractéristique, qu'il est préférable de connaître, est l'aiguillon qu'elle porte sur le haut de sa queue. Il est prolongé par une glande à venin et une piqure de pastenague est très douloureuse. Si elle n'est pas mortelle, elle vous envoie quand même à l'hôpital pour 3 jours.

Si vous êtes pêcheur, apprenez à la connaître, avec sa couleur presque noire, son aspect lisse et l'aiguillon qu'il vous faut éviter soigneusement.

Sa chair est moins bonne que celle de la raie bouclée, et elle est vendue quelquefois sous son nom en patois : "terre".


Baudroie (Lophius piscatorius)

Lophius piscatoriusCe poisson est également connu sous le nom de lotte. Chez votre poissonnier, vous ne trouvez que le corps du poisson, jamais sa tête, pourquoi ?

Parce ce que sa tête, énorme par rapport au corps, est très laide (d'où l'expression "goule de marache" en patois oléronnais). Cette gueule énorme est garnie de dents et elle n'hésite pas à s'en servir.

Elle atteint généralement 60 centimètres, mais il n'est pas rare de voir des spécimens d'un mètre cinquante, pesant plus de 25 kilos, et cela même près du rivage.

Pour chasser, elle ouvre la gueule est reste immobile, sa coloration lui permettant de passer inaperçue. Lorsqu'un petit poisson s'approche, attiré par son leurre cutané, elle le happe vivement.


Dragonnet (Callionymus lyra)

Callionymus lyraSi vous passez un haveneau sur un fond sableux, vous ne manquerez pas de prendre de petits poissons. En particulier vous prendrez de nombreux gobies et un poisson qui y ressemble : le dragonnet.

La différence entre le mâle et la femelle est très grande. Si la femelle ressemble à un gobie qui aurait une grande épine sur le dos et d'autres sur les côtés (au toucher, on ne peut pas confondre les deux poissons !), le mâle semble hérissé de piquants, et est d'une belle couleur jaune et verte avec des taches oranges. Il ressemble vraiment au dragon des légendes dont il tire son nom.

Il nage très peu, se contentant de s'enfoncer dans le sable pour se nourrir de vers et de mollusques.


Hippocampe (Hippocampus ramulosus)

Hippocampus ramulosusCe poisson se trouve dans les eaux peu profondes, un peu vaseuses. Il s'accroche avec sa queue dans les algues où il récupère de minuscules proies.

Vous pouvez en trouver lorsque vous pêchez au haveneau, du côté de Boyardville, lorsque le coefficient est très grand.

Les hippocampes sont de plus en plus rares et sont protégés. Contentez vous d'avoir admiré ce poisson à la forme si particulière, avant de le relâcher dans l'eau.


Syngnathe (Syngnathus acus)

Syngnathus acusToujours dans les mêmes eaux, vous trouverez des syngnathes, encore appelés "grande aiguille de mer".

Ils ont une forme d'anguille, mais lorsque vous les prenez, ils sont très durs. Le museau rappelle celui de l'hippocampe. Comme pour les hippocampes, relâchez-les.

Ne le confondez pas avec le petit serpent de mer, de forme plus circulaire et qui se trouve principalement dans les rochers


Les poissons de rochers

Dans cette catégorie, j'ai placé tous les poissons qui se trouvent habituellement le long des côtes rocheuses de l'île d'Oléron, donc principalement dans le nord de l'île.

Anguille (Anguilla anguilla)

Anguilla anguillaL'anguille se trouve partout sur l'île d'Oléron : sur les côtes rocheuses, sableuses ou vaseuses, dans les chenaux qui rentrent à l'intérieur de l'île, dans les marais, même s'ils ne sont pas reliés à la mer.

En effet l'anguille vit dans les eaux salées, saumâtres ou douces. De plus, elle n'hésite pas à passer d'un point d'eau à un autre, en se promenant à travers champ, au petit matin, lorsque la rosée humidifie l'herbe.

Je l'ai placée dans les poissons de rochers de façon à pouvoir faire la comparaison avec le congre, qui est nettement plus gros. L'anguille ne dépasse pas un mètre de longueur.

La migration de cette espèce est particulièrement remarquable. L'adulte a une couleur argentée et sa tête est fine. Elle gagne alors la mer des Sargasses, à raison de 15 kilomètres par jour. Elle pond là-bas et la jeune anguille, appelée "leptocéphale" effectue une migration qui va durer trois ans et la ramènera dans un estuaire. On la connait alors sous le nom de "piballe" et est alors pêchée. Elle grossit ensuite, prend une teinte jaunâtre et va poursuivre sa vie en remontant le fleuve jusque dans une rivière ou un lac. Lorsqu'elle arrive à maturité, elle a une couleur plus grise et le cycle reprend.

Les oléronnais nomment ce poisson 'Anyille' en patois.

Ce poisson est délicieux et je vous propose une recette : la vermée charentaise.


Congre (Conger conger)

Conger congerOn pourrait prendre, a priori, le congre pour une grosse anguille. Il n'en est rien car le congre ne vit que dans l'eau salée, parmi les rochers et les épaves.

Vous pouvez les distinguer par leur machoire et la position de la nageoire dorsale. La machoire supérieure de l'anguille est plus courte que la machoire inférieure, tandis que c'est l'inverse pour le congre. Quant à la nageoire dorsale, elle commence très en arrière des nageoires pectorales chez l'anguille, alors qu'elle commence à leur niveau pour le congre (donc très près de la tête).

Son corps est plus massif et plus puissant que celui de l'anguille et il peut atteindre 2 mètres de long. Il affectionne particulièrement les épaves dans lesquelles il se tapit, à l'affut d'une proie passant à sa portée. Il se nourrit de tacauds, de seiches et de crustacés. En particulier, on dit qu'il partage souvent un trou avec un homard et dont il attend la mue pour le dévorer.

On le pêche en bateau et il s'agit d'une pêche sportive, ce poisson se défendant très bien, même lorsqu'il se trouve à bord. Seuls les plus expérimentés le chasseront avec un fusil sous-marin.

Sa chair est nettement moins bonne que celle de l'anguille.


Petit serpent de mer (Nerophis ophidion)

Nerophis ophidionIl ne faut pas confondre ce petit poisson avec une jeune anguille. Son corps est dur, contrairement à celui de l'anguille qui est souple et glissant.

Il s'agit en fait d'un poisson qui s'apparente au syngnathe et qui vit dans les rochers et les algues.

Son museau est particulièrement long et occupe environ la moitié de la tête. Sa couleur varie du vert pâle au vert foncé, avec parfois des lignes verticales ou des taches et il fait environ 20 centimètres de long.


Motelle (Gaidropsarus mediterraneus)

Gaidropsarus mediterraneusVoilà un poisson que l'on pourrait prendre pour un petit congre. On le rencontre très souvent dans les rochers, autour de l'île d'Oléron, contrairement à ce que son nom latin laisse entendre. On l'appelle aussi quelquefois "loche de mer".

Sa tête est pourvue de barbillons et elle se trouve dans les trous d'eau laissés par la marée descendante, en compagnie des gobies et des blennies.

Il existe deux autres espèces de motelle, qui ont la même forme. La coloration de la première est plus brune, avec un ventre blanchâtre, elle se nomme motelle à 5 barbillons (onos mustelus). La deuxième est plus brune et tachetée sur le dos, elle est plus grande et vit plus profond, elle se nomme motelle à 3 barbillons (onos tricirratus).


Epinoche de mer (Spinachia spinachia)

Spinachia spinachiaCe petit poisson, qui ne dépasse pas une quinzaine de centimètres, possède quinze épines sur son dos. Ses couleurs sont beaucoup moins vives que l'épinoche courante dans nos étangs.

Il vit dans les rochers, ses épines servant à repousser les prédateurs et ne présente aucun intérêt culinaire.


Gobie (Gobius paganellus)

Gobius paganellusIl s'agit des petits poissons qui se sauvent lorsque vous soulevez une pierre qui se trouve dans une mare à marée basse, sur les côtes rocheuses de l'île. Ils passent ainsi d'une pierre à une autre, mais si vous soulevez doucement la pierre sous laquelle ils sont cachés, il restera immobile, comptant sur son mimétisme pour ne pas être pris.

Il existe de nombreuses espèces de gobies, qui diffèrent par les couleurs et de subtiles différences anatomiques, ainsi que par leur habitat (rocher ou sable).

Tous ces poissons sont comestibles et constituent la "godaille" que l'on fait frire.


Blennie (Blennius pholis)

Blennius pholisIl ne faut pas confondre le blennie avec le gobie. Plus que la couleur, qui peut être très variable, c'est la forme de la tête qui est caractéristique.

Il est un peu moins courant que le gobie, et se défend beaucoup plus. Il n'est pas rare qu'il vous morde, lorsque vous le tenez dans votre main.


Vieille commune (Labrus bergylta)

Labrus bergyltaCe poisson peut atteindre 50 centimètres et peser de 3 à 4 kilogrammes. Il vit dans les rochers, les petits spécimens dans moins d'un mètre d'eau. Au moindre danger, il se faufile dans les anfractuosités, mais sa curiosité est telle qu'il ne tarde pas à sortir.

Ces couleurs sont très vives et très variées, et elles dépendent de la couleur du milieu dans lequel la vieille évolue. Sa forte dentition lui permet de se nourrir de patelles, moules et crustacés.

Ce poisson se pêche à la ligne ou en chasse sous-marine pour les plus gros


Eperlan (Osmerus eperlanus)

Osmerus eperlanusCe petit poisson, qui ne dépasse que rarement une vingtaine de centimètres, est très commun parmi les rochers. Il vit par bancs immenses et argentés, et se trouve également dans les ports et les chenaux oléronnais.

Il est la base de la friture traditionnelle, mais il sert également de repas à toutes sortes de poissons carnassiers.

En patois, se nomme "Prètre".


Tacaud (Trisopterus luscus)

Trisopterus luscusEncore appelé "gode", ce petit poisson est grégaire. Il reste souvent autour d'une épave, d'une grotte ou d'un amas de rochers. Les pêcheurs qui connaissent avec précision les amers de telles "godières" sont assurés de faire de belles pêches.

Sa coloration est caractéristique : dos brun, flancs rayés verticalement d'or et d'argent. Il vit de 3 à 4 ans et se nourrit de crustacés et de mollusques. Il est lui même la proie des congres.

Il est délicieux frit, sa chair valant celle du lieu, mais il doit se consommer très frais car il se conserve mal.


Les poissons de pleine eau


Dans cette catégorie, j'ai placé tous les poissons qui n'ont pas été décrits dans les deux catégories précédentes.

Esturgeon (Acipenser strurio)

Acipenser strurioJe commence par le seul poisson que vous ne trouverez pas autour de l'île d'Oléron : l'esturgeon ("créat" en patois).

Ce poisson est un véritable fossile vivant, avec ses nageoires à rayons et ses grandes plaques osseuses qu'il porte le long du corps.

Si je vous parle de l'esturgeon, c'est qu'il remonte l'estuaire de la Gironde pour se reproduire (seul site de reproduction aujourd'hui). Les jeunes y séjournent 2 à 3 ans de leur vie avant de migrer vers la mer.

Il y avait suffisamment d'esturgeons pour qu'une production de caviar local ait existé, plus particulièrement à Talmont-sur-Gironde. Mais cela fait maintenant une quarantaine d'années qu'elle s'est arrêtée. Il y a bien des élevages d'esturgeons à ST Fort sur GIRONDE, mais ce ne sont plus des CRÉATS !

Aujourd'hui l'esturgeon est protégé totalement sur tout le territoire français (depuis 1982).


Sardine (Sardina pilchardus)

Sardina pilchardusVoilà encore un poisson que vous aurez du mal à trouver autour de l'île d'Oléron et pourtant il s'en pêche beaucoup aux alentours. Il vit en banc immense et sa proximité des côtes dépend essentiellement de la température de l'eau.

On les mange crue, après les avoir fait mariner dans du gros sel. On les appelle "royan" en patois et elles sont plus grasses et ont une onctuosité parfaite au moment des vendanges.

Le pilchard est le nom que donnent les anglais aux grosses sardines, ce mot est passé dans notre vocabulaire.


Alose (Alosa alosa)

Alosa alosaL'alose est un poisson très commun autour de l'île, il est moins bon que la sardine et possède de très nombreuses arêtes. C'est un poisson d'estuaire, qui vit aussi bien dans l'eau de mer que dans l'eau douce. Il remonte d'ailleurs les rivières pour aller pondre ses oeufs.

Ce poisson se nomme "gate" ou "alouse" en patois, et il se pêche avec des vers ou mieux de petits poissons sur lesquels il se jette goulûment.


Bar (Dicentrarchus labrax)

Dicentrarchus labraxIl s'agit d'un poisson à la chair très renommée, que l'on appelle "loup" en méditerranée. Mais il faut savoir que la plupart des loups qui se vendent en méditerranée viennent en fait des côtes charentaises.

Sa première nageoire supérieure est armée de piquants qui lui servent de défense. Il s'agit avant tout d'un carnassier qui se nourrit principalement de poissons, bien qu'il ne dédaigne pas les crevettes et les vers. Il vit en solitaire ou en banc de quelques individus seulement, et il affectionne les endroits agités, brisants ou ressac des rochers. L'hiver, il s'éloigne du rivage pour aller dans des eaux plus profondes.

Ce poisson atteint couramment 40 à 50 centimètres et pèse alors plusieurs kilogrammes. Il est très recherché par les pêcheurs sportifs car il se défend vigoureusement lorsqu'il est pris à un hameçon.

Il a été pêché 112 tonnes de bars en 1994 au port de la Cotinière et 70 tonnes en 1995.


Maigre (Argyrosomus regius)

Argyrosomus regiusCe poisson, qui peut mesure jusqu'à un mètre, de long, avait disparu des côtes oléronnaises. Néanmoins, depuis quelques années on en revoit de plus en plus.

Vers la fin des années 80, un maigre de 41 Kilos a été pris sur la plage de Meschers (voir photo ci-contre, merci à Eric Saurel), et avait une taille de plus de 1 mètre. Cette prise est d'ailleurs le record de france de pêche du maigre en surf-casting.

Il vit souvent en banc et procure de grandes joies aux pêcheurs qui arrivent à l'attraper, généralement en "surf casting", le long des côtes sableuses de l'île.

Il s'agit d'un poisson très bon, malgré son prix relativement faible.


Mulet (Chelon labrosus)

Chelon labrosusCe poisson, qui peut atteindre couramment de 30 à 40 centimètres, pour un poids de 2 à 4 kilogrammes, est très commun sur les côtes oléronnaises. On peut le voir, lorsque la marée remonte, venir chercher de la nourriture dans une dizaine de centimètres d'eau.

Il pourrait être confondu avec le bar, mais il a une forme beaucoup plus ronde, il apparaît rayé dans l'eau, et la forme de sa geule, applatie, est très différente de celle du bar.

Ce poisson vit en bancs et il remonte parfois les rivières car il supporte les eaux saumâtres. Il mange principalement des matières organiques végétales, des fragments d'algues. Ce qui irrite les pêcheurs qui voient des bancs de mulets passer sans qu'ils aient aucune touche.

Du point de vue halieutique, ce poisson est très bagarreur, et ne se laisse pas ramener facilement. Une véritable torpille dans l'eau. On le reconnait facilement grâce à ses deux lèvres très prononcées et sa forme fuselée.

Du point de vue culinaire, ce poisson gras est peu apprécié. Pourtant, cuisiné en papillote avec de la moutarde et des feuilles de laurier pour en réhausser le goût, il est délicieux.


Dorade ou daurade (Sparus aurata)

Sparus aurataLa dorade (qui s'écrit également daurade) a un profil très vertical et sa caractéristique principale sont ses dents qui sont capables de broyer des moules pour les manger.

Elle vit parmi les rochers, et tolère l'eau saumâtre. On en voit souvent des petites, mais une dorade de belle taille est une proie délicate à attraper, car elle est capable de casser un hameçon avec ses dents.


Rouget de roche (Mullus surmuletus)

Mullus surmuletusEncore appelé "surmulet" ou "rouget-barbet", ce poisson peut atteindre vingt centimètres. Il possède deux barbillons sous la geule et sa couleur peut changer en fonction de la situation, de l'heure ou de son humeur.

Les surmulets vivent en petits groupes sur les fonds sablonneux, à partir de deux à trois mètres de profondeur. Ils fouissent le sable à la recherche des petits invertébrés qui leur servent de nourriture.

Ils sont renommés depuis l'antiquité pour leur chair savoureuse.

En patois oléronnais, ils sont quelquefois appelé "Alouse", mais ce nom désigne la plupart du temps l'alose.


Chinchard (Trachurus trachurus)

Trachurus trachurusLe chinchard vit en banc, en pleine mer. Mais il lui arrive de se rapprocher des côtes, au printemps, si le fond est sableux.

Il s'agit d'un poisson qui ressemble au maquereau, mais vous le différencierez aisément grâce à sa ligne latérale incurvée, alors qu'elle est rectiligne chez le maquereau.

En patois, il se nomme "chéchar" quand il est grand et "in Carâ" quand il est petit.


Maquereau (Scomber scombrus)

Scomber scombrusLe maquereau vit également en bancs, en pleine mer ; au printemps et au début de l'automne, il s'approche des côtes. Il est très courant autour de l'île où il se pêche à la mitraillette.

Il s'agit en fait d'une ligne munie de 5 ou six hameçons. Chaque hameçon est muni d'une plume et on agite le tout dans l'eau. Le maquereau saute sur l'appat, qu'il confond avec de petits poissons. Lorsque l'on se trouve dans un banc de maquereaux, on peut ainsi avoir deux ou trois poissons en même temps.

Le haut du corps du maquereau est rayé. Il semble que ce soit pour tromper ses prédateurs, en utilisant un effet stroboscopique (le même effet utilisé par les zèbres). L'adulte mesure environ 30 centimètres vers trois ou quatre ans.

Sa chair grasse impose une cuisson au grill. Vous pouvez le faire cuire au barbecue, en lui enlevant les arêtes avant la cuisson. Ainsi grillé, il est délicieux (vous pouvez d'ailleurs mélanger sardines et maquereaux sur le barbecue).


Orphie (Belone belone)

Belone beloneCe poisson effilé, dont le bec possède de petites dents, peut atteindre 80 centimètres de long. Il nage juste sous la surface, en petits groupes dispersés et s'approche occasionnellement des côtes.

Ce poisson est comestible et sa principale caractéristique est la couleur de ses arètes. En effet, celles-ci sont vertes !
 
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