Oleron (Cabuzel) L'île d'Oléron  
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Les autres animaux marins oléronais Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Les rivages oléronnais sont très variés : depuis les rochers du nord de l'île, du sable fin dans le sud et le nord est jusqu'au plateau vaseux du sud est.

Toutes les conditions sont donc réunies pour avoir une très grande diversité d'animaux vivants dans la mer.

Une page présente les différentes pêches qui peuvent se pratiquer sur les côtes oléronnaises. D'autres pages présentent d'une façon plus détaillée les coquillages, les poissons et les crustacés.

Nous allons nous intéresser à tous les autres. Vous pourrez consulter les horaires des marées si vous voulez les voir sur place.

Oursins

Oursin (Psammechinus miliaris)

Psammechinus miliarisCe animal appartient à l'embranchement des échinodermes, commes les étoiles de mer, qui se caractérise par une symétrie d'ordre 5. Au premier abord, il semble que l'oursin soit une sphère parfaite, mais en regardant de plus près vous verrez très bien 5 bandes sur son corps.

Cet oursin se trouve sous les pierres sur les côtes rocheuses de l'île, il est plus petit que l'oursin commestible traditionnel (paracentrotus lividus), mais est quand même délicieux.

Pour le déguster, il faut l'ouvrir (alors qu'il est bien vivant) avec une paire de ciseaux, que l'on introduit dans la bouche. On fait une découpe circulaire qui permet de mettre en évidence les 5 glandes (encore une preuve de la symétrie d'ordre 5) dont la couleur varie de l'orange au brun foncé en passant par un rouge vif, que l'on nomme "corail".


Oeuf de grisard (Echinocardium cordatum)

Echinocardium cordatumCet animal se trouve dans le sable et vous pourrez en trouver un en pêchant avec un haveneau. Il s'agit bien d'un oursin et vous pourrez également rencontrer son test. C'est ainsi que l'on nomme la carapace interne de cet animal.

L'examen de ce test permet de voir une symétrie d'ordre 5, mais qui n'est pas parfaite. En effet le test possède une sorte de canal qui lui permet d'amener les aliments à sa bouche.

Etoiles de mer

On peut trouver de nombreuses espèces d'étoile de mer, tout autour de l'île.


Etoile de mer commune (Asterias rubens)

Asterias rubensCette étoile de mer est la plus commune sur les côtes oléronnaises. Elle est plus particulièrement abondante autour des parcs à huîtres et des bouchots.

En effet, cet animal se nourrit de coquillages qu'il ouvre en utilisant la puissance des ses 5 bras. Une fois le coquillage ouvert, il projette son estomac dans le coquillage et le déguste ainsi.


Etoile bleue (Marthasterias glacialis)

Marthasterias glacialisCette étoile de mer, dont la coloration tire sur le bleu, se trouve pratiquement uniquement parmi les rochers. Elle se nourrit de la même façon que l'étoile de mer commune et paraît bien plus rugueuse. Elle est également souvent un peu plus grosse.

Comme la précédente, elle peut être sêchée pour garder un souvenir. Il suffit de la mettre à l'ombre, en la retournant deux fois par jour et au bout d'une quinzaine de jours, l'animal ne sent plus mauvais et peut être conservé ainsi de longues années. Mais la couleur originale aura disparu pendant l'opération.


Etoile verte (Asterina gibbosa)

Asterina gibbosaVoilà encore une étoile de mer que l'on trouve dans les rochers. Il s'agit d'une petite étoile dont la taille ne dépasse que très rarement 5 centimètres de diamètre.

Sa couleur est verdâtre sur le dessus et jaunâtre dessous. On peut également la trouver dans les estuaires, car, contrairement à la plupart des étoiles de mer, elle supporte l'eau douce légèrement saumâtre.


Ophiure (Ophioderma longicauda)

Ophioderma longicaudaCette étoile de mer possède des bras très long par rapport à son corps. En fait, ils sont environ quatre fois plus grand que le corps.

On trouve des ophiures dans le sable et parmi les rochers. Cet animal fait preuve d'une vitalité très importante et prolifère littéralement lorsque la nourriture est abondante. Et comme toutes les étoiles de mer, lorsqu'elle perd un bras, celui-ci ne tarde pas à repousser.

Céphalopodes

Littéralement, ces animaux ont la tête dans le pied. Les seiches, calmars et pieuvres font partie de cette classe. Mais il n'y a pas de pieuvre aux alentours de l'île, aussi nous ne verrons que les deux premiers.

Seiche (Sepia officinalis)

Sepia officinalisLes seiches sont abondamment pêchée, au printemps, autour de l'île d'Oléron. On peut les prendre avec des casiers, en se procurant une seiche femelle, qui attire les males aux alentours. Mais on les prend principalement au filet.

Sa couleur est très variable : elle peut changer en quelques secondes (une fois morte, sa chair est de couleur blanche) pour s'adapter à celle du milieu ambiant.

Lorsqu'elle est inquiétée, elle laisse s'échaper son encre, de couleur noir et effectue un bond pour que le prédateur fonce sur le nuage et non sur l'animal lui-même. Elle se déplace en propulsant violemment l'eau contenue dans son corps.


Encornet (Loligo vulgaris)

Loligo vulgarisL'encornet, encore appelé calmar, est un voisin de la seiche. Plus petit, il possède également de l'encre dont il se sert pour échapper à ses prédateurs.

Il est rare près du rivage et il ne s'en approche que la nuit, mais on le trouve en abondance chez les poissonniers. Vous pourrez alors vous demander pourquoi les petits encornets sont si cher, surtout en saison. Le temps qu'il faudrait consacrer à l'épluchage de si petits animaux semble hors de proportion avec leur prix. En fait, ces animaux ne sont pas destinés à la consommation humaine, mais servent d'appâts aux pêcheurs. Les anguilles sont particulièrement friandes d'encornet, qu'elles attrapent tête la première.
Se nomme "Angouèse" ou "angoué" en patois oléronnais.


Méduses

Les méduses sont des animaux munis de tentacules urticants. Le moindre attouchement est sanctionné par une sensation de brûlure intense. Que faire lorsque l'on est atteint ?

La première chose à faire est d'enlever les restes de filaments et les cellules urticantes qui seraient restés sur la peau. Pour cela frictionner vivement avec un mélange de sable et d'eau de mer (ne pas utiliser de l'eau douce, qui avive la douleur). Ensuite, acidifier la peau : le vinaigre est parfait, mais vous pouvez également utiliser du Coca-cola.

Si ces premiers soins ne sont pas suffisants, demander conseil à un pharmacien. Les effets peuvent se faire sentir pendant plus de 48 heures. Si la piqûre se trouve au niveau du visage ou de la poitrine, la consultation d'un médecin est obligatoire.
Méduse commune (Rhizostoma pulmo)

Rhizostoma pulmoCette méduse est de teinte plutôt blanchâtre, dont la taille peut atteindre 90 centimètres de diamètre et qui, certaines années, envahit nos belles plages oléronnaises, rendant la baignade très difficile. Ces années-là, il est préférable de se contenter des plages surveillées, qui sont nettoyées de ces animaux par les maîtres-nageurs.

Il faut faire attention aux tentacules de ces animaux, qui provoquent de douloureuses brûlures, même lorsque l'animal est mort, échoué sur la plage, voire déchiqueté par une hélice de bateau.

Méduse bleue (Aurelia aurita)

Aurelia auritaBien plus petite que la précédente, avec un maximum de 25 centimètres de diamètre, et parsemée de jolis traits de couleur bleue, cette méduse n'est pas moins aussi urticante que la précédente.

De part sa taille, vous aurez plus souvent l'occasion de la voir vivante, évoluant lentement dans l'eau, en faisant onduler son ombrelle.


Anémones

Anémone chevaline (Actinia equina)

Actinia equinaIl s'agit de l'anémone la plus courante sur les côtes oléronnaises. Vous pourrez en observer de grandes quantités à marée basse.

Lorsqu'elle se trouve dans l'eau, environ 200 tentacules ondulent dans le courant et essaient de piéger de petits poissons qui sont ensuite dévorés. Lorsqu'elle se trouve à sec, elle se rétracte et ressemble à une masse charnue de 3 centimètres de haut.

Sa coloration est variable, passant par le brun, le rouge orangé jusqu'au vert. On pourrait croire qu'elle est sédentaire, mais ne vous y fiez pas, elle se déplace en utilisant son pied, à la manière des escargots.


Anémone sulcata (Anemonia sulcata)

Anemonia sulcataCette anémone est plus rare que la précédente et beaucoup plus grande. Elle possède moins de tentacule et sa couleur varie du vert au gris-brun.

Lorsqu'elle n'est pas dans l'eau, elle se rétracte également, mais la forme qu'elle prend alors est beaucoup plus pyramidale que l'anémone chevaline. Elle aime bien la lumière.


Vers

Il y a une quantité incroyable de vers marins, je vous en propose deux qui servent d'appâts pour les pêcheurs et un troisième d'aspect très particulier.

Arénicole (Arenicola marina)

Arenicola marinaIl s'agit d'un gros vers, de vingt centimètres de long, qui vit dans le sable. Il se repère par des tortillons dans le sable qui apparaissent à marée basse.

Différentes techniques sont utilisées pour sa capture, la plus rustique est d'utiliser une fourche à dents, la moins fatigante utilise une sorte de pompe à main pour l'extraire de son tube dans le sable.

C'est un excellent appât, pour pratiquement tous les poissons, et on le trouve en vente chez la plupart des magasins qui vendent des articles de pêche.


Néréide (Nereis diversicolor)

Nereis diversicolorIl s'agit là encore d'un ver qui vit dans le sable. Il semble avoir de nombreuses pattes, qui ne sont en fait que des soies, qui lui permettent de mieux accrocher dans les tubes qu'il creuse dans le sable.

Il est très vivace et se tortille constament. Une ligne rouge le parcourt d'un bout à l'autre et il est utilisé comme appât pour pêcher les petits poissons du bord de mer.


Aphrodite épineuse (Aphrodite aculeata)

Aphrodite aculeataLorsque vous verrez cet animal, vous aurez du mal à savir qu'il s'agit d'un représentant de l'enbranchement des annélides, les vers segmentés.

L'aphrodite épineuse est également appelée "taupe de mer". Un feutrage gris-brun dissimule les écailles qu'elle possède. Elle a une belle couleur irisée sur le ventre et vit plutôt dans la vase.

Autres animaux marins

Dans cette dernière partie de cette page, je présente les animaux qui ne peuvent être rassemblés dans un chapitre, étant chacun très particulier.

Aphysie (Aphysia punctata)

Aphysia punctataEn vous promenant sur les rochers à marée basse, dans les flaques d'eau de mer, vous pouvez apercevoir, en grand nombre, des sortes de limaces noirâtres d'une taille d'une quinzaine de centimètres.

Il s'agit en fait de gastéropodes dont la coquille est pratiquement entièrement recouverte par le corps de l'animal.


Cet animal, que l'on nomme également "lièvre de mer" rampe sur les algues, a une coloration rougeâtre pour les jeunes individus et brun-vert pour les plus vieux.

Chiton (Lepidochitona cinereus)

Lepidochitona cinereusIl s'agit encore d'un mollusque dans lequel la coquille a été remplacée par 8 plaques calcaires, légèrement articulées entre elles, bordées par une partie du manteau qui est appelée "ceinture".

On les trouve principalement sous les algues ou sous les rochers et il s'agit d'une forme très ancienne, pratiquement un fossile vivant.


Pagure (Eupagurus bernhardus)

Eupagurus bernhardusLe pagure n'est autre qu'un bernard-l'hermite (que l'on peut également écrire bernard-l'ermite). Ce petit crustacé a un corps mou et est donc obligé de le protéger de ses prédateurs en le mettant dans un coquillage.

Lorsqu'il grandit, sa coquille devient trop étroite et il est obligé de déménager. Pour cela, il lui suffit de trouver une coquille vide.

Lorsque vous ramassez des bigorneaux, faites attention car il y en a de nombreux qui sont en fait des maisons de bernard-l'hermite.


Balane (Balanus balanoides)

Balanus balanoidesSur les coquilles des moules, vous avez déjà remarqué ces balanes qui forment des excroissances blanchâtres et qu'il faut retirer pour faire cuire les moules.

Il agite en permanence, lorsqu'il se trouve dans l'eau, une sorte de peigne avec lequel il attrape de minuscules proies qu'il amène à sa bouche. Il est protégé par une carapace formée de 6 plaques, tandis que 4 autres plaques permettent d'obstruer complètement l'abri de l'animal.

Les balanes ne se contentent pas de se trouver sur les carapaces des coquillages, elles envahissent les rochers et tout élément imergé.
 
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