Oleron (Cabuzel) L'île d'Oléron
Jeudi 21 août 2008 - 17h05 - Soleil : lever 7h13, coucher 21h03 - Lune : dernier quartier le 23 août
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Une relation privilégiée avec l'île : les amoureux de l'île Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

- Ainsi, par leur pratique, les répondants sont effectivement fidèles de l'Ile d'Oléron. Ils y viennent tous les ans en famille : "l'île devient un repaire familial", "on ne change pas des habitudes vieilles de plusieurs générations", et cette fidélité s'exprime aussi de manière qualitative, par un fort attachement à l'île.

Dès le départ, dans les motifs de venue, 50% déclarent avoir eu un motif de premier séjour lié à un attachement personnel à l'île. En raison de cette fidélité, l'effet de prescription n'est donc présent qu'à 28% chez les touristes et 10% chez les répondants.

- Les répondants sont donc bien des amoureux de l'île, en accord avec le profil de l'amoureux de l'île :

D'origine continentale, ils viennent chaque année passer plusieurs jours sur l'île. L'amoureux de l'île type appartient aux classes moyennes aisées, ce qui est le cas de nos répondants, essentiellement résidents secondaires.

Au-delà de la pratique balnéaire, il aime aussi découvrir l'île, comme l'ensemble des touristes de l'Ile d'Oléron dont 54% visitent des monuments, 45% font des promenades pédestres, 16% pratiquent la pêche, et 19% font des balades à vélo. L'île est appréciée en premier lieu pour sa convivialité (19%), puis pour son climat et ses plages (13%).

Ce sont des "supporters enthousiastes et indéfectibles" de l'île. En effet, on trouve un vocabulaire d'une très forte admiration avec de nombreux qualificatifs et superlatifs : "paradis", "merveilleuse", "rêve".

- 40% expriment très fortement leur amour et leur attachement à l'île, (vocabulaire amoureux, qualificatifs excessifs) ainsi que la quasi-dépendance qui les pousse à y retourner :

Ils sont tombés amoureux de l'île et expriment très fortement cet amour par des termes appartenant au vocabulaire amoureux : "tombé amoureux", "tombé sous le charme", "coeur", "coup de foudre","m'a séduit", "histoire d'amour".

Ils ne peuvent plus s'en passer, et on trouve un vocabulaire proche de la dépendance et du besoin physique : "envoûté", "virus", "drogue", "besoin physique", "manque", "attiré, appelé", "ne nous lassons jamais", "Chaque année, mon coeur est imperceptiblement poussé vers Oléron", "Si une année je ne pouvais pas y aller, il me semble que j'aurais manqué quelque chose d'important".

- Par ailleurs, c'est une population à part, qui s'identifie comme telle et se sent très différente, ni îlienne, ni touriste : "semi-locaux", "je ne me sens pas du tout touriste, je ne me sens pas non plus oléronnaise", "je suis un peu à part" :

28% des répondants se sentent chez eux dans l'Ile d'Oléron. 25% ont une attitude d'exclusion vis à vis des autres touristes. Il convient de noter que la moitié de ces personnes ne sont pas des résidents secondaires mais ont tout de même ces attitudes.

43% des répondants déclarent se sentir différents des touristes et plus proches des îliens. Certains se classent dans une catégorie à part, entre les îliens et les touristes.

Ils pensent en tous cas mieux connaître et respecter l'île que les touristes (26%) : "plus habitué et plus respectueux du patrimoine", et c'est ce critère qui détermine la différence entre eux et les touristes à leurs yeux.

 
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