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Le Château d'Oléron (45°53'20"N 1°11'40"W) |
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Historique L'île d'Oléron a été habitée dès le néolithique. C'est juste à côté du Château que se trouvait l'un des témoignages le plus représentatif : un dolmen situé dans un champ à Ors. Malheureusement, ce dolmen a été détruit. La ville doit son nom au petit château-fort qui, dès le 11ème siècle, défendait l'embouchure de la Charente. C'est sa situation géographique, qui lui a donné son caractère de place forte, chargée de protéger Brouage, puis Rochefort. La citadelle a été construite en deux étapes. En 1630 la première enceinte du côté de la mer a été édifiée par Pierre d'Argencourt. La seconde, du côté terre, l'a été par le chevalier de Clairville, dès 1673, selon les plans de Vauban. Jusqu'à la révolution, les gouverneurs de la Citadelle faisaient fonction de gouverneurs de l'île. Pendant la révolution elle servit de prison, et ce n'est qu'en 1939 qu'elle fut abandonnée par les militaires. Elle subit de grands dégâts pendant les bombardements de 1945. Une ville nouvelle s'est construite au 17ème siècle, à côté de l'ancienne ville : des rues qui se coupent à angle droit autour d'une place centrale. Trois portes faisaient communiquer la ville avec l'extérieur : celle d'Ors (aujourd'hui détruite), celle de Dolus et celle dite "porte des pêcheurs", empruntée par les ostréiculteurs pour se rendre sur leurs parcs à huîtres. Les églises Sainte Marie et Saint Nicolas étaient les plus anciennes d'Oléron, avec celle de Saint Georges. Elles furent pillées pendant les guerres de religions et démolies en 1584, sur l'ordre d'Agrippa d'Aubigné. L'église actuelle, Notre-Dame de l'Assomption", date du XVIIIème siècle. Dès 1841, la compagnie l'Insulaire assure un voyage journalier en voilier entre le Château et le Chapus. De plus, un voyage par semaine est effectué avec La Rochelle. En 1904, le réseau ferroviaire de l'île est construit et pas moins de quatre gares se trouvent au Château : Château-Quai, Château-Port, Château-Ville et celle de la Porte de Dolus. Avant 1939, le Port du Château alimentait un trafic très actif. En plus du commerce des huîtres, il assurait pratiquement à lui seul les voyages entre le continent et l'île (les bateaux de la compagnie Bouineau eurent le monopole des transports de voyageurs pendant plus d'un siècle). Les fortifications de Vauban furent en partie détruites lors de la libération de l'île et, juste après, en 1949, furent construites les deux digues qui ont permis aux liaisons entre l'île et le continent, effectuées par l'intermédiaire d'un bac, de ne plus être tributaires des marées. Depuis 1966, l'île est reliée au continent par un pont de 3027 mètres de longueur (2882 mètres si on ne compte pas les rampes d'accès), posé sur 45 piles. Il est le plus long pont d'Europe et son tablier est situé à 23 mètres au dessus de la mer, à marée haute. Il a été terminé le 19 mars 1966, après 10 mois de travaux, sans aucun accident de travail, ainsi qu'en témoigne une plaque dressée à l'entrée du pont. Ce pont transporte également en son sein l'eau potable (dans une canalisation de 60cm), l'électricité et le téléphone. L'ouverture de ce pont arrêta net la totalité du trafic maritime entre l'île et le continent, et les bacs sont réaffectés au trajet entre le continent et l'île de Ré. Au temps où le péage sur le pont existait, ses adversaires avaient retrouvé une vieille loi qui interdisait les péages sur une route nationale, or le pont était sur la nationale qui traverse l'île de haut en bas. Pour maintenir le péage, on a fait de cette route une départementale. Maintenant que le péage a disparu, la route a retrouvé son statut d'origine. Depuis août 1993, le pont subit des réparations, en fait une remise à niveau. En effet, le pont subit de grandes différences de températures (entre le dessus chauffé par le soleil et le dessous refroidi par la mer) et le trafic qu'il supporte (25 000 véhicules par jour en été) ont provoqué un "relâchement" de la structure. Les travaux ont été achevés le 9 décembre 1995 et, comme pour la construction, aucun accident de travail n'est à déplorer. C'est une première mondiale d'effectuer des travaux de renforcement d'un pont de cette taille, sans interrompre le trafic, ni la distribution d'eau, d'électricité et de téléphone. En 2003-2004, c'est l'éclairage du pont qui a entièrement été refait. Maintenant Il faut flâner dans les rues de cette ville qui a toujours été en concurrence avec Saint Pierre pour devenir la capitale de l'île. Vous pourrez ainsi voir l'ancienne fontaine sculptée qui se trouve sur la place du marché, le pont Napoléon, l'église Notre-Dame. Vous pouvez faire cette visite à bord du petit train touristique qui parcourt la ville. La Citadelle se visite en petit train avec un guide ou tout seul. Des expositions viennent remplir les quelques salles qui sont accessibles. Un peu à l'écart, une poudrière, en parfait état. Ce bâtiment était prévu pour résister à une explosion des munitions qu'il contenait, son toit devant alors céder afin évacuer la pression. Juste à côté, le port, entouré des rangées de cabanes ostréicoles, est très actif. C'est dans l'Estran, cette partie de mer située entre Bourcefranc et la pointe de l'île (en gros sous le pont, de part et d'autre de ce dernier) que se trouvent les principaux parcs à huîtres. On peut y voir les petites embarcations à fond plat des ostréiculteurs, nommées "plates", qui vont et reviennent de ces parcs à marée basse en rapportant les huîtres qui ont atteint l'âge nécessaire pour être, ensuite, affinées dans les claires. Un musée ostréicole, qui a été créé en 1986, vous présentera tout ce qui tourne autour de l'ostréiculture. Ce musée est le point de départ du circuit "Le Chenal d'Ors", de 2 roues pour une île.
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