|
Saint Georges d'Oléron (45°58'50"N 1°19'55"W) |
|
|
|
Historique Sans doute l'une des localités les plus anciennes de l'île : sa fondation est antérieure au XIème siècle, époque où un prieuré a été construit par les moines de la Trinité Vendôme. L'existence de ce prieuré a influé sur le développement du village. En effet, les moines ont défriché les forêts, développé la culture de la vigne et donné un essor aux salines. C'est en 1040 qu'est construite l'église, plus petite que celle que l'on peut voir aujourd'hui. Elle est fortifiée par un chemin de ronde et dédiée pendant 700 ans à la Trinité de Vendôme. Au XIIème siècle est érigée la partie supérieure, dans le style "Plantagenet". Grâce à la vente du vin et du sel exportés sur le continent par le chenal de la Perrotine, Saint Georges est le siège d'une importante activité économique jusqu'à la fin du XIXème siècle. Les commerçants et les propriétaires se font alors bâtir de grandes maisons froides et impersonnelles. Lors de la construction de la route nationale, en 1833, pour ériger le phare de Chassiron, la position excentrée de Saint Georges lui a fait préférer Cheray, et le déclin du village a commencé. Il est poursuivi par l'abandon de l'exploitation des salines, puis l'ensablement du port du Douhet qui rend difficile l'exportation du vin. Des bâtiments conventuels, déjà abandonnés par les religieux à la veille de la révolution de 1789, ne subsiste plus que l'église sur la place aux ormeaux centenaires. A l'intérieur de l'église une statue en bois de la Vierge est associée à la légende suivante. Un prince du Danemark, que la tempête a jeté sur la côte oléronaise, se confie à la Vierge qui orne la proue de son navire. Sa prière est exaucée, il sort sain et sauf du naufrage et seule la figure de proue de son vaisseau reste intacte. Il bande alors son arc et fait construire, à l'endroit où sa flèche tombe, au village de l'Isle, une chapelle dédiée à Notre Dame. Il place la figure de proue sur l'autel. La chapelle est détruite pendant la révolution, et la figure de proue aurait été replacée dans une chapelle de l'Eglise de Saint Georges. En 1904, le Chemin de Fer s'installe sur l'île. Une gare est située près du Moulin des Landes, un peu à l'écart du Bourg. Une deuxième gare est située sur le Trait d'Union, à mi-chemin de Cheray. Quatre trajets dans chaque sens au début de l'exploitation, deux trajets après la première guerre mondiale et un arrêt en 1935. Une anecdote concernant l'église, qui s'est déroulée lors de la libération de l'île, en 1945 : les cloches de l'église de Saint Georges se sont décrochées pendant qu'elles sonnaient pour célébrer la victoire et sont tombées sur le toit de l'église. Maintenant La comune de Saint Georges demeure la plus grande commune de l'île par sa superficie. Elle s'étend des villages de Chaucre à Boyardville. Avant 1953, elle était encore plus grande car elle englobait La Brée, qui n'est devenue une commune à part entière qu'à cette date. Sur cette peinture de Pierre Dauphin, vous pouvez voir l'église de Saint Georges au fond à gauche, et droite un quai à vendange. Visitez l'église du village, avec son cadran solaire sur le côté (n'oubliez pas de lire la maxime qui se trouve dessous). Au centre de la place qui jouxte l'église, des halles moyenâgeuses accueillent un petit marché pendant la saison touristique. Au bout de cette place, le château Fournier est utilisé comme maison de retraite. Des vignes et des cultures maraîchères entourent le village, relié à Cheray par une route nommée "le trait d'union". Vous pouvez visiter Saint Georges avec le circuit "Les légendes", de 2 roues pour une île. Il y a un bon spot de skimboard, à Plaisance.
|