Sur Oléron, l'eau douce a toujours été présente. Il suffit de creuser au bon endroit (il n'y a qu'à demander à un sourcier) et quelques mètres sous terre, on atteint la nappe phréatique. Il est donc naturel de trouver des puits à chaque coin de rue. Les puits étaient souvent partagés à plusieurs, chacun propriétaire ayant son accès. Vous verrez des puits qui sont coupés par un mur et accessibles de chaque côté.
Maintenant, le modernisme a fait son oeuvre, remplaçant l'eau qu'il fallait tirer du puits par l'eau qui coule par un robinet, après avoir franchi le pertuis en passant dans le pont qui relie l'île au continent. Les puits devenant inutiles, ils sont souvent comblés et disparaissent. Mais il y a toujours des îlots de résistance. Sur l'île, il y a principalement deux villages qui ont gardé encore leurs puits. Il s'agit de Sauzelle et Chaucre. Certains de ces puits sont encore en activité, comme en témoignent les seaux qui sont encore accrochés à leur chaîne.
Pour arroser les jardins, l'eau d'un puits est bien meilleure que l'eau chlorée. Ils servent également aux viticulteurs pour préparer les mixtures qu'ils vont ensuite épandre sur la vigne pour les protéger des parasites. On voit pratiquement toujours, autour des puits, de grandes auges en pierre. Elles se nomment des "bassées" en patois oléronais. Elles servaient principalement à abreuver les animaux, mais elles pouvaient également servir pour faire la lessive (la "bughée"). Après la disparition des vaches et l'arrivée des machines à laver la vaisselle, ces bassées ont été la plupart du temps remplies de terre et les fleurs qui y poussent mettent en valeur les puits qu'elles accompagnent.
Voici un puits situé à "La Menounière", à mi-chemin entre Domino et La Cotinière, le long de la côte sauvage. Merci à Christine pour cette photographie. Voici l'ancien puits en pierres de roche, de Frédéric CAILLOT et de Marie-Élise DANDONNEAU, situé sur leur propriété d'autrefois, à Saint-Pierre-d'Oléron. Depuis 1950, maison et puits ont été vendu à un riche marchand de poisson de l'Île d'Oléron. Cette photo du puits avec ses roses Trémières est datée de juillet 2002, et prise lors d'un récent voyage, presqu'un pélerinage, sur l'Île d'Oléron, par : 4. Annie VASSARD, 3. Fille... de Jean VASSARD et de Mauricette CAILLOT, 2. Petite-Fille... de Médéric-Hippolyte CAILLOT et Léa-Anatasie PINAUD, 1. Arrière-petite-fille... de Frédéric CAILLOT (1861-1929) et de Marie-Élise DANDONNEAU (1867-1950). Merci à Annie pour cette photographie.
|