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Le Fort Boyard avant sa restauration |
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J'ai eu l'occasion de monter sur le Fort Boyard, deux fois avant qu'il ne soit restauré pour servir dans un jeu télévisé, et au cours de l'une de ces visites, j'avais un appareil photo. Je vous présente les photos de cette visite. Pour monter sur le Fort, il faut être à marée basse, avec une mer très calme. On peut alors sauter dans l'eau et nager vers les escaliers et rentrer dans le Fort, au niveau inférieur. On peut alors monter par des escaliers auxquels il manque parfois quelques marches, la rampe en fer elle aussi manque par endroit. Arrivé en haut du Fort, on voit que de nombreuses pierres sont manquantes et que le Fort est très abîmé.
La tour de vigie est toujours debout, même s'il lui manque son toit, et le garde-fou n'a pas l'air très solide. En tout cas, je ne l'ai pas essayé. La porte que l'on voit donne sur l'escalier intérieur en colimaçon. Il est encore en état, mais il ne faut pas se croiser. Il mène à une petite plate-forme qui servait pour surveiller l'ennemi. Lorsque le temps n'était pas beau, il ne devait pas faire très bon à passer quelques heures là haut ! Au premier plan, on voit un affût de canon. L'abondante végétation qui recouvre le haut du Fort a été amenée par des oiseaux de mer : mouettes, goélands argentés et hérons cendrés nichent et se reproduisent là en toute tranquilité. Les racines de ces plantes s'infiltrent entre les pierres et mettent en péril l'étanchéité du toit.
Lorsque l'on est monté sur la tour de vigie, on a une vue plongeante sur le Fort. On voit parfaitement les pierres qui se sont décrochées au cours des tempêtes hivernales et qui sont tombées au fond. Les affûts des canons sont également visibles, même s'ils sont recouverts par une courte végétation qui a bien du mérite à survivre dans un milieu si hostile par gros temps.
En redescendant dans le Fort, on peut visiter différentes pièces. On voit ici le four à pain. Le Fort devait en effet être autonome et il embarquait de nombreuses vivres dans ses sous-sols (qui sont complètement effondrés et dont la visite est dangereuse).
Voilà la réserve de farine, contenue dans des tonneaux en bois. Et l'on constate que la farine, rendue dure comme de la pierre par l'humidité, est plus résistante que le bois qui a pourri sur place. Lors de la restauration du Fort, ces tonneaux et ces blocs de farines ont été jetés à la mer. Au fond on aperçoit une cheminée qui devait servir à faire la cuisine. Vous trouverez mes photographies sur un autre site, avec un copyright usurpé.
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